CAMUS AU PANTHEON ?

CAMUS AU PANTHEON ?

Notre gouvernement envisage le transfert des restes d'Albert Camus au Panthéon. Ce qui serait la pire des absurdités pour celui qui dénonça si bien l'absurde dans ses écrits.
On lui a beaucoup reproché son écriture simple, son ancrage à gauche, l'orgueil de sa belle âme ou encore l'amateurisme de sa philosophie. Mais rarement écrivain aura été au plus proche de l'homme. N'oublions pas que cet ex-enfant pauvre d'Alger n'hésita pas à dédier son discours du prix Nobel qu'il reçut à son instituteur Louis Germain.
En le faisant entrer au Panthéon, on réduirait l'esprit de cet homme à l'état de héros tiède, adepte du consensus. Et ce serait ignorer toute la force des articles qu'il publia notamment dans Combat, L'Express, et autres journaux dans les années 50, ainsi que toutes les conférences qu'il donna, et qui demeurent encore aujourd'hui des modèles de clarté et de lucidité. Son beau style clair met en relief comme nul autre le nerf humaniste qui l'habitait tout entier.
Cet écrivain nous aura fait cadeau tout au long de son parcours de deux repères essentiels : justice et liberté... Allègrement bafouées de nos jours...
Sa lucidité lui fit immédiatement percevoir la lâcheté sénile du régime de Vichy, et la nécessité de s'engager dans la résistance.
Quant au sujet de la tragédie algérienne, s'il finit par finalement se taire, ce fut uniquement par pudeur et désespoir, écoeuré de voir que ses écrits restaient vains, que sa voix n'était pas entendue.
Tout au long de sa vie, Camus aura été un humain qui s'est dressé devant tout ce qui viole, humilie, tue ou amoindrit l'homme. Il dira notamment dans les années 50 : «Quand, après Marx, le bruit a commencé à se répandre et à se fortifier que la liberté était une balançoire bourgeoise, un seul mot n'était pas à sa place dans cette formule, mais nous payons encore cette erreur de place dans les convulsions du siècle. Car il fallait dire seulement que la liberté bourgeoise était une balançoire, et non pas toute liberté
Alors, comment les restes de Camus le libertaire, rétif à tout pouvoir, pourraient-ils se retrouver au Panthéon ? J'y vois là la faiblesse du pouvoir en place, qui n'a de cesse de museler par tous les moyens l'esprit combatif de tout un peuple. Camus au Panthéon, le symbole est fort. Mais pour nous citoyens, ce serait un pas de plus vers l'enfermement docile de nos esprits.
J'espère que sa famille obtiendra gain de cause et que cet écrivain que j'aime tant pourra continuer à reposer en paix, lui qui avait écrit dans ses dernières notes : "La gloire est un couvent."
BLACKFOUNTAIN


# Posté le lundi 23 novembre 2009 04:45

Modifié le lundi 23 novembre 2009 07:39

ET SI... VOUS DEVIEZ PORTER CELA ?

ET SI... VOUS DEVIEZ PORTER CELA ?


Article solidaire de DrDes-Espoirs...

Parce que je suis concernée...

Parce que si on ne réagit plus à rien, quels autres humains seront à leur tour demain victimes de telles discriminations ?

S'il vous plaît, pas de commentaires ici... Pour plus de renseignements, ou si vous souhaitez réagir, cliquer plus haut sur le blog indiqué...

Merci... :(




# Posté le lundi 09 novembre 2009 16:50

Modifié le mardi 10 novembre 2009 04:42

FATALITE

FATALITE



Enlève le mot fatalité de ton dictionnaire, et tu verras que changera le monde.

Franck Dunand


Tous les êtres ont une fatalité au bonheur.

Arthur Rimbaud


La fatalité triomphe dès que l'on croit en elle.


La femme n'est victime d'aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux.

Simone de Beauvoir


La fatalité, c'est l'excuse des âmes sans volonté.

Romain Rolland


La liberté n'existe que là où l'intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité.

Roger Caillois


Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art.

Charles Baudelaire

L'horreur et la fatalité se sont données carrière dans tous les siècles.

Edgar Allan Poe


Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel.


Dalaï Lama





# Posté le lundi 09 novembre 2009 04:44

Modifié le mardi 10 novembre 2009 17:45

L'ESTIME DE SOI... L'ACCEPTATION DE SOI... "VOUS" N'ETES PAS VOS ERREURS !



Une improvisation de Jean-Claude Van Damme, sur le tournage de son film JCVD. La scène n'était pas prévue dans le film mais le réalisateur l'a gardée, heureusement !




... Le plus grand des secrets de l'estime de soi est le suivant : commencez à apprécier davantage les autres ; montrez du respect pour n'importe quel être humain, simplement parce qu'il est un fils du Divin et en conséquence "une chose de valeur".
Prenez le temps de réfléchir dans vos rapports avec autrui. Vous avez une relation avec une création individuelle et unique du Divin.
Exercez-vous à considérer les autres comme s'ils avaient de la valeur... et vous serez surpris de la croissance de votre propre estime. Car la vraie estime de soi ne vient pas des cadeaux que vous avez faits, des objets qui vous appartiennent, des choses remarquables que vous avez réalisées, mais de l'appréciation de ce que vous êtes : un fils du Divin. En parvenant à cette réalisation vous devez en conclure nécessairement que tous les autres gens doivent être appréciés pour la même raison.

********

L'acceptation de soi signifie nous accepter et arriver à une entente avec nous-mêmes tels que nous sommes, avec nos fautes, nos faiblesses, nos imperfections, nos erreurs, aussi bien qu'avec notre valeur et notre puissance. S'accepter est plus facile, malgré tout, si nous nous rendons compte que ces traits négatifs nous appartiennent... mais qu'ils ne sont pas nous. Beaucoup de gens ne parviennent pas à une acceptation de soi heureuse car ils se bloquent en s'identifiant à leurs erreurs. Vous pouvez avoir fait une erreur mais cela ne signifie pas que vous êtes une erreur. Vous pouvez très bien ne pas vous exprimer correctement et pleinement, mais cela ne signifie pas que vous, vous n'êtes pas "bon".

Avant de pouvoir les rectifier, nous devons reconnaître nos erreurs et nos imperfections.

Le premier pas vers la connaissance est l'identification des domaines dans lesquels vous êtes ignorant. Le premier pas pour devenir plus fort est de reconnaître que vous êtes faible.

Dans le voyage vers le but de l'expression de soi idéale, nous devons employer les données de feed-back négatif pour corriger la trajectoire comme il en est dans toute situation de recherche d'un but.
Ceci réclame de s'accepter soi-même ; et d'accepter le fait que notre personnalité, notre "moi exprimé", ou ce que les psychologues appellent notre "moi vécu", est toujours imparfait et loin du but. Personne n'a encore réussi, durant une vie, à exprimer totalement ou à actualiser toutes les potentialités du Vrai Moi. Notre Moi Vécu ne pourra jamais épuiser ou actualiser toutes les possibilités et tous les pouvoirs de notre Vrai Moi. Nous pouvons toujours apprendre plus, faire mieux, devenir meilleur. Le Moi Vécu est nécessairement imparfait. Durant la vie entière, il est toujours en marche et tend vers un but idéal sans jamais l'atteindre. Le Moi Vécu n'est pas un objet statique mais une dynamique. Il n'est jamais achevé mais toujours en état de croissance.

Il est important d'apprendre à accepter ce Moi Vécu, avec toutes ses imperfections, car il est le seul véhicule que nous ayons. Le névrosé rejette son Moi Vécu et le hait car il est imparfait. A la place, il essaye de créer un Moi Idéal fictif déjà parfait, déjà "arrivé".
Essayer de maintenir ce simulacre et cette fiction ne représente pas seulement une tension mentale horrible, mais entraîne continuellement des déceptions et des frustrations chaque fois que le névrosé tente d'agir avec ce moi fictif dans le monde réel. Une diligence peut ne pas être le moyen de transport le plus agréable au monde, mais une vraie diligence vous déplacera d'un bout à l'autre du pays avec plus de satisfaction que ne le ferait un avion à réaction fictif...

Commencez à vous accepter tel que vous êtes. Apprenez par l'émotion à tolérer vos imperfections. Il est nécessaire de reconnaître intellectuellement nos imperfections mais il est désastreux de nous haïr à cause d'elles.
Faites une différence entre votre "moi" et votre attitude. Vous n'êtes pas ruiné ni sans valeur parce que vous avez fait une bêtise ou que vous vous êtes écarté du chemin, pas plus qu'une dactylo ne vaut plus rien si elle fait une erreur ; ou qu'un violoniste qui fait une fausse note. Ne vous haïssez pas parce que vous n'êtes pas parfait ; vous n'êtes pas le seul ; personne ne l'est, de toute façon, ceux qui le prétendent se mentent à eux-mêmes.

Maxwell Maltz - "Psychocybernétique"

# Posté le lundi 21 septembre 2009 14:55

Modifié le lundi 28 septembre 2009 14:56

LUMIERE 2009

LUMIERE 2009




Il se tient en ce moment à Lyon le premier festival LUMIERE, consacré au patrimoine cinématographique. Un festival qui se veut convivial, ouvert à tous, bien ancré dans son époque, qui fait redécouvrir certains bijoux du Septième Art, renaissant de leurs cendres grâce au travail acharné de ces magiciens que sont les restaurateurs d'images.

Entretien avec Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière et Lumière 2009 (et également professeur de mon fils aîné en M2 d'études cinématographiques...), par le Petit Bulletin...

Quel est votre objectif avec ce festival Lumière ? Donner une image différente de la cinéphilie ? Créer un engouement populaire autour du cinéma de patrimoine ?

Thierry Frémaux : Avec Bertrand Tavernier et Gérard Collomb, notre objectif est d'abord d'organiser un événement de cinéma à Lyon qui est l'une des rares grandes villes européennes et française à ne pas en avoir. Deuxièmement, un événement de grande envergure, populaire, grand public : rester entre spécialistes ne nous intéresse pas. Nous voulions aussi un festival qui corresponde à l'image de la ville et qui s'inscrive dans une problématique d'aujourd'hui : il est vite apparu naturel de se consacrer à l'histoire du cinéma parce que Lyon en est la ville natale mais aussi parce que la “civilisation numérique” est au coeur de la cinéphilie à travers les DVD, les restaurations, la VOD. On est actuellement dans un cycle très actif, à échelle internationale, et on souhaite en être le reflet, et dire que le cinéma doit s'inventer un “âge classique”, comme on le dit de la littérature ou de la musique. Si c'est à Lyon que ça se fait dans les années qui viennent, si on arrête de parler de “vieux films” et de dire que c'est passéiste d'aimer les films de John Ford, de Maurice Pialat ou les comédies de Woody Allen, Georges Lautner ou Ettore Scola, on aura gagné notre pari.

Le festival s'est construit autour du Prix Lumière, une idée que vous évoquiez depuis de nombreuses années comme un “prix Nobel du cinéma”. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour voir aboutir ce projet ?

Le temps est toujours un allié à Lyon. Un tel projet nécessite un peu d'argent et de l'intérêt politique. Les conditions n'ont pas toujours été réunies dans le passé ; peut-être aussi n'étions-nous pas prêts. Là, il est clair que les élus du Grand Lyon et de la Région Rhône-Alpes d'un côté et le public de l'autre sont dans une dynamique favorable. Ça tombe bien, nous aussi ! 2500 personnes dans l'Amphithéâtre de la Cité Internationale seront là pour “remercier” Clint Eastwood : il faut savoir prendre le temps de l'admiration et de la reconnaissance.

Pourquoi et comment ce choix s'est-il porté sur Clint Eastwood ?

Le Prix Lumière, que nous avons imaginé avec Bertrand Tavernier, récompensera chaque année un cinéaste pour l'ensemble de son oeuvre mais aussi pour le lien qu'il entretient avec l'histoire du cinéma. Nous avons réuni quelques spécialistes mondiaux, qui seront d'ailleurs présents à Lyon, en leur demandant vers qui irait leur préférence : le nom de Clint Eastwood s'est vite dégagé. Et qui pourrait contester la pertinence de ce choix : Eastwood a une oeuvre de cinéaste et d'acteur incomparable et il est animé par un magnifique esprit d'admiration et de fidélité à ses aînés. Et en même temps, c'est un cinéaste actif, qui vient de terminer un film en Afrique du Sud et qui en commence un autre bientôt. Rien de passéiste, donc. On ne pouvait guère rêver mieux. Quand il a accepté, nous étions fous de joie. Je sais que nous ne sommes pas les seuls !

Pour en savoir plus, CLIQUER ICI
...

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 03:30

Plongée dans mes écrits passés... Il y a 30 ans...

Plongée dans mes écrits passés... Il y a 30 ans...


Adolescence

L'adolescence
a un coeur
à la place
d'une pierre
un coeur qui bat
qui dit je t'aime
qui dit j'aime
qui dit Amour
L'adolescent
a les mains
sanglantes
des fleurs
qui poussent
sur ses doigts
des fleurs
qui ouvrent les yeux
des yeux
qui pleurent
qui pleurent
des larmes de sang
rouge
couleur de la douleur
couleur du coeur
un coeur qui bat
qui dit je t'aime
qui dit j'aime
qui dit Amour
et qui se brise

Janvier 1979

# Posté le dimanche 02 août 2009 11:02

YEEEEESSSSSSSSSSS !!!

ça y est !!! L'ouvrage "Vous aurez de mes nouvelles...", publié sous mon pseudonyme Blackfountain est édité !

Fin août-début septembre, il sera disponible sur les principales librairies en ligne ... (je vous avertirai quand il sera officiellement référencé...)

... ainsi que chez vos libraires classiques (sans frais de port) en leur donnant les références suivantes (références du distributeur de mon éditeur) :

DILICOM : Gencod - Calibre 3012471350007

Tél : 01 49 59 61 84

Fax : 01 49 59 65 72

Mail adv.calibre@axelis-ivry.com


Ou alors, vous pouvez également le commander sur le site de mon éditeur... CLIQUER ICI

Encore une fois, un énooooorme merci à vous tous !!!





YEEEEESSSSSSSSSSS !!!

# Posté le mardi 07 avril 2009 06:58

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 18:32